LEBIENDEZENFANTS Index du Forum

LEBIENDEZENFANTS
Loi de "refondation" de l'école, réforme des rythmes scolaires : la marche forcée vers la fin de l'école publique en France !

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Rythmes scolaires : Quelles erreurs Vincent Peillon a commises ?

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    LEBIENDEZENFANTS Index du Forum -> LEBIENDEZENFANTS -> La presse en ligne suit le dossier de près
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
jeandesmoulins
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 26 Jan 2013
Messages: 101

MessagePosté le: Mer 30 Jan - 23:49 (2013)    Sujet du message: Rythmes scolaires : Quelles erreurs Vincent Peillon a commises ? Répondre en citant

http://blogs.mediapart.fr/blog/viviane-micaud/270113/rythmes-scolaires-quelles-erreurs-commis-le-vincent-peillon-que-doit-il-faire-pour-reprendre-la

Rythmes scolaires : Quelles erreurs Vincent Peillon a commises ? Que doit-il faire pour reprendre la main ?
27 janvier 2013 Par Viviane Micaud



Il y a un large consensus, que je partage, pour dire qu’il est souhaitable pour l’enfant de limiter à (environ) 4h30  par jour en primaire les activités scolaires demandant une forte attention, de répartir sur  5 jours par semaine en primaire les activités demandant une forte attention, et de respecter pendant l’année des périodes 7 semaines travaillées et 2 semaines de vacances.
Voici à ce sujet l'article du blog d'Eric Charbonnier, expert à l'OCDE.
Sur pression des associations de parents d’élèves qui en avaient fait leur principale revendication, devant l’unanimité des membres de la commission chargée de réfléchir sur le sujet, Vincent Peillon  s’est engagé à agir pour remettre des rythmes scolaires correspondant à l’intérêt de l’enfant. Il a fait cette annonce dès son arrivée à son ministère et avant d’avoir eu les moyens d’approfondir tous les aspects de faisabilité.
Malheureusement pour le ministre, le repos d’un enfant d’un établissement de 10 classes avec une cour de récréation trop petite comme il en existe beaucoup à Paris est une vue de l’esprit, à cause de l’ambiance sonore. Penser que activités culturelles surveillées par un ou deux animateurs dans les salles de classe (seuls locaux existants) avec trente enfants va permettre aux enfants de se reposer, est également une vue de l'esprit. Bien naturellement, les enseignants qui ne souhaitent pas laisser leur salle de classe le temps de midi car ils en ont besoin pour préparer le travail de l'après-midi, d'autant plus qu’il semble impossibles de trouver les animateurs en nombre suffisant pour les interventions dont la qualité a été idéalisée par les relais de communication.
Pourquoi ce fiasco ?
Dans un premier temps, au moment de la décision, ni Vincent Peillon, ni les permanents des associations de parents d’élèves n’avaient vu l’erreur d’analyse de la commission chargée des rythmes scolaires. La journée de l’élève ne se résume pas à l’horaire sous la responsabilité des enseignants. L’enseignant a la compétence nécessaire, si le programme est allégé en conséquence, d’organiser sa journée pour limiter les activités demandant une forte attention aux recommandations des chronobiologistes et occuper le reste de la journée à des activités créatrices plus reposantes. La diminution du nombre d’heures à la charge de l’enseignant est une réponse hors-sujet. Il faut prendre en compte toute la journée de l’enfant et dans tous les situations de vie (enfant restant à l’étude, enfant à la clé, enfant devant des parents démissionnaires, enfant pris en charge par une garde individuelle). L’insonorisation des locaux et la mise en place de lieu permettant d'être au calme pour les enfants qui sont dans l’école entre 8H et 18H30 est bien plus importante. La sensibilisation des parents à la durée du sommeil et la limitation des heures passées devant la télé et les jeux vidéos sont bien plus importantes.
Voir cette précédente contribution qui résume ce que j’écrivais dans les commentaires des journaux depuis de long mois. "Les rythmes scolaires"
Par ailleurs, la communication inexacte sur l’ organisation de système d’éducation de l’Allemagne orchestrée par le service de propagande de Sarkozy a installé des fausses croyances dans le grand public. Ces croyances expliquent un positionnement de communication de l’équipe de Vincent Peillon, nécessaire pour faire plaisir aux parents d’élèves mais aboutissant à  une impossibilité d’organisation. En effet, nous avons eu régulièrement droit entre 2009 et 2012 à des opérations de communication sur des classes spéciales dans les collèges avec des cours le matin et des activités sportives ou artistiques l’après-midi. Ces classes étaient présentées comme le modèle de l’organisation, que le gouvernement voulait en place dans le futur. C’était un beau mensonge destiné à endormir l'électorat de droite pendant que des coupes sombres sur les moyens destinés à l’école étaient réalisés. En effet, cette organisation n’est pas généralisable, pour des raisons d’infrastructures insuffisantes, pour des questions de coût pour rémunérer des animateurs. Par ailleurs, une grande partie de la réussite de ces classes est due au fait qu’il était possible de ne prendre que les élèves motivés pour la discipline sportive ou artistique (indépendamment de leur niveau scolaire). C’était-à-dire que c’était des classes à projet, utiles pour créer une dynamique dans un établissement et nullement généralisables à la totalité du système éducatif français.
En particulier, il n’était pas dit qu’en Allemagne, il est mal vu qu’une femme qui a un enfant, travaille. En réalité, c’est la mère qui prend l’enfant en charge à midi pour l’amener à une activité de qualité mais payante.  Ce système est catastrophique pour les « enfants à la clé » qui se retrouvent abandonnés tous les après-midi, et pas terrible pour les enfants de familles vivant de des minima sociaux. Aussi, l’Allemagne est en train de réfléchir pour remettre des activités l’après-midi dans les écoles. Malheureusement, il y a suffisamment de personnes parmi les parents qui ont cru à la belle histoire pour la souhaiter sans prendre conscience que la société n’a pas les moyens de se payer une telle organisation et les grandes villes n’ont même pas la place pour construire les infrastructures nécessaires. Ces activités sont importantes, mais, il convient d'avoir une vision globale : Rechercher un équilibre entre la part des moyens consacrés à l'étude des fondamentaux et la part des moyens consacrés aux activités créatives et artistiques pour toute la classe. La priorité reste, quel qu'en soit le coût et quel que soit l'âge de l'enfant, de ne jamais laisser à l'abandon un jeune qui ne maîtrise pas la lecture et l'expression, car c'est un handicap trop grand pour pouvoir s'intégrer dans la société.
Aussi, le ministre a indiqué que le temps libéré dans la journée serait pris en charge par les municipalités pour mettre en place des activités parascolaires, il a suscité des attentes chez les familles qu’il est impossible de contenter. Le service minimum pendant les heures libérées avec des animateurs peu formés est déjà d’un coût prohibitif pour les communes.  Les locaux qui seraient nécessaires n’existent pas et  personne ne pense qu’il ait possible de trouver un nombre suffisant d’animateurs de qualité pour travailler une heure par jour, 4 jours par semaine. Par ailleurs, dans les conditions des écoles de Paris, il s'agit d'une grosse illusion que les élèves puissent se reposer quand tous les élèves sont là, à cause de la petite taille des cours de récréation.
Cette erreur a fait prendre conscience aux enseignants une méconnaissance de certaines réalités du terrain des personnes chargées d’organiser la refondation et donc a alimenté des craintes sur ce qui va encore leur tomber dessus. Ils ont besoin de comprendre la réforme globale, laquelle est peu lisible, non pas par mauvaise volonté de celles et ceux qui préparent la réforme, mais parce que le système scolaire est complexe. Il suffit de regarder le CV des membres du cabinet du ministre pour voir qu'aucun ne connaît l'école primaire. Un enseignant qui est allé à une réunion publique sur ce sujet m'a fait remarqué que celui présentait la loi a eu trois affirmations inexactes montrant une méconnaissance de l'école primaire. Ce qui n'a pas contribué à augmenter sa confiance au gouvernement pour la prise en compte de la réalité de l'enseignement en primaire.
Toutefois, les choix de Peillon ont engendré une forte réaction des enseignants du primaire de manière indépendante de leurs syndicats, mais pas de rejet du ministre comme ce fut le cas pour Allègre ou Darcos. Le message collectif est : « Le ministre est de bonne volonté mais il n’a pas assez écouté ceux qui sont réellement en contact des enfants et qui connaissent les contraintes de fonctionnement des établissements. » Il s’agit d’une démarche constructive d’un groupe de personnes qui remontent leur ressenti au ministre. 
Je vais, dans ce billet, tenter de donner une description des enjeux et des contraintes sur les rythmes scolaires que j’ai perçus.
Commençons par évacuer deux problématiques relativement simples, l’étalement des vacances et le choix entre mercredi et samedi pour la demi-journée supplémentaire, avant d’aborder le problème le plus complexe : la prise en charge de l’enfant par la collectivité pendant la durée durant laquelle il est confié par ses parents.
L’étalement des vacances
Pour la mise en place du rythme « 7 semaines d’école/2 semaines de vacances », les deux freins généralement cités sont :
- les longues vacances font partie des avantages acquis des enseignants et considérées par eux comme une juste contrepartie pour un métier stressant  et assez mal rémunéré par rapport au niveau de diplôme,
- le lobbying des professionnels du tourisme qui ne veulent pas sacrifier leur business au bien-être des élèves.
Il s’agit freins légitimes, d’autant plus qu’en cette période économique difficile, ce n’est pas peut-être pas une bonne idée de mettre en difficulté l’industrie du tourisme. Je pense plus particulièrement à l’industrie du sport d’hiver qui fait vivre des régions qui seraient désertées sans cela.
En réalité, il y a une autre conséquence dont le gouvernement subira le contrecoup s’il passe outre : La possibilité des familles de la classe moyenne les plus modestes à partir en vacances. En diminuant les plages où des jeunes français sont en vacances scolaires, on diminue d’autant l’offre locative totale en période de vacances d’où, mécaniquement, une diminution des enfants partant en vacances avec leurs parents et une augmentation des prix des séjours. Je connais des familles qui économisent toute l’année pour leur semaine de ski (achetée grâce à l’aide du comité d’entreprise) ou leurs 15 jours de vacances au camping en famille. Pour cette raison, outre une diminution de 15 jours des vacances d’été, je proposerais, comme compromis, que les vacances que d’hiver passent à trois semaines en même temps pour tous.
Le choix entre mercredi et samedi pour la demi-journée supplémentaire
Dans le cas, où on s’intéresse à l’intérêt de l’enfant le samedi semble une meilleure solution que le mercredi :
- d’abord pour permettre de souffler au milieu de la semaine et éviter une coupure de deux jours le week-end,
- ensuite pour donner un moment de dialogue entre enseignant et parent, entre parents entre eux. Le samedi 12h est le moment où les parents discutent entre eux et donc se coordonnent s’il y a un problème avant qu’il éclate. C’est le jour où l’enseignant peut voir un parent qui travaille sans avoir à le convoquer.
Il y a un effet négatif pour le parent divorcé quand il n’habite pas dans la ville où son enfant réside dans la semaine. Le week-end devient très court. Or, les enfants ont besoin de relations avec leurs deux parents. C’est aussi une difficulté pour les familles qui partent le week-end dans une maison de campagne. Cet argument est moins valable car l’école doit s’adresser en priorité aux enfants qui ne partent pas en week-end.  Ce n’est pas un hasard que la formule la plus plébiscitée avant le passage à la semaine des quatre jours était « l’école un samedi sur deux ».
Par contre, le mercredi engendre des difficultés d’organisation, pour les familles dont l’enfant qui est déposé chez une grand-mère ou une nounou à quelques kilomètres de là  et qui ne pourra pas le chercher à l’école, pour le parent qui a un contrat de travail à temps partiel pour profiter de son enfant, pour les municipalités qui doivent organiser le rapatriement des  enfants de l’école dans les centres aérés.
D’autant plus que les parents des enfants de petite et moyenne section de maternelle ne voient pas l’intérêt d’une demi-journée supplémentaire. Moi non plus d’ailleurs.
Le choix du ministre provient très certainement des sondages réalisés auprès des parents, qui montrent une large majorité pour le mercredi.  Cependant, lorsqu’ils ont donné leur réponse, les parents avaient conscience de tous les enjeux, le contexte de l'établissement doit être pris en compte.
Le décret autorise les communes à choisir le samedi au lieu du mercredi. Il n'y a pas de blocage sur ce sujet. Mais, il convient de mieux s'interroger avec la population concernée sur les avantages et les inconvénients. L'Education Nationale devrait proposer un questionnaire guidé.
La prise en charge de l’élève lors d’une journée complète
Le ministre, et pour cela il a parfaitement raison, a décidé de remettre une demi-journée de classe supplémentaire aux écoliers de l’école primaire et maternelle.
Comment faire sans être obligé d’augmenter de manière importante la rémunération de l’enseignant ? La première idée qui vient à l’esprit est simple : Supprimer les deux heures destinées à l’aide personnalisée et les remplacer par d’autres dispositifs, puis raccourcir la journée de l’élève de trois quart d’heures.  Comme cela le temps total devant des élèves de l’enseignant est identique. C’est ce que le ministre avait proposé dans un premier temps.
Ce dispositif ne change pas grande chose pour les élèves qui restent à l’étude jusqu’à 18H30, il faudra juste changer les contrats pour rajouter ¾ d’heure par jour de surveillance.  L’enfant reste toujours en collectivité et ne pourra pas plus se reposer dans la journée. Cependant, la demi-journée supplémentaire reste un gain appréciable pour les apprentissages. En effet, le temps d'écoute d'un enfant dans une journée est limitée et les journées de l'élève sont aujourd'hui plus longues que nécessaires.
Ce dispositif va permettre aux enfants qui ont un parent ou grand-parent qui les prend en charge à avoir plus de temps pour les activités du soir. Elle demande un peu de financement supplémentaire pour les familles plus aisées qui ont choisi d’avoir une nounou, tout en restant dans le raisonnable.
Il y a peu de parents qui travaillent et qui se libèrent pour la sortie des écoles. Pour ces enfants-là, il est possible de proposer des places à l’étude gratuites jusqu’à 16h30.
Cependant il y avait un gros, gros hic. Les enfants dits « à la clé » car ils sont seuls à la maison gardés par la console de jeux ou ceux que les parents laissent traîner dans la rue, vont avoir ¾ d’heures de plus où ils seront abandonnés à eux-mêmes. Pourtant, ce sont ces jeunes-là qu’il convient de soutenir, pas ceux qui auront un de leur parent ou leur nounou pour les accompagner aux activités se déroulant au centre culturel. Et pourtant, seuls les derniers bénéficient de cet aménagement.
Alors sous pression des associations de parents d’élèves, le ministre a proposé la solution suivante : les enfants (tous) auront des activités parascolaires jusqu’à 16h30, payées par les municipalités, et il a alors communiqué « Aucun enfant ne sera dehors avant 16h30 ». Il n'y a pas eu d'enquêtes sur en quoi cela gênait les parents que leur enfant sorte plus tôt quand il n'allait pas à l'étude. En y refléchissant bien, la plupart des moyens de garde à partir de 16h30 peuvent être prolongés pour commencer à 15h45.
Les problèmes ont alors commencé, car il n’y a ni les locaux, ni les animateurs pour permettre de remplir dans des bonnes conditions ces trois quart d’heures d’animation.
L’augmentation de la pause de midi ne permet pas plus le repos dans les grandes villes, là où les écoles ont plus de 10 classes, des cours de récréation trop petites avec un niveau sonore important et aucun lieu pour se reposer, comme pour lire des livres dans le calme.
Le ministre aurait dû méfier, l'association de parents d'élèves qui a exigé ceci,  est connu pour toujours avoir proposé des solutions contre-productives pour traiter la difficulté, améliorer l'égalité des chances et d'être incapable de vérifier la faisabilité de leur proposition. Dans les grosses âneries à leur compte, il y a : "l'interdiction de parler d'ambiance de classe" dans les années 2000 qui a conduit à l'abandon des élèves victimes d'harcèlement par des taquineries de mauvais goût, "la priorité aux activités créatives au détriment du soutien des élèves qui n'avaient pas acquis la lecture et l'expression", "la suppression de la carte scolaire" qui a entraîné une ghettoïsation des établissements, "la reproduction de l'idyllique lycée finlandais" qui a aucune des caractéristiques vantées par la propagande de Darcos et qui est en réalité en dysfonctionnement, "la doctrine du même cours pour tous dans le collège d'aujourd'hui" qui a conduit 15% des élèves des collèges  à s'incruster dans la spirale de l'échec et la perte de l'estime de soi les élèves quand ils avaient insuffisamment acquis la lecture et l'expression à leur arrivée en 6ème. 
J'excuse le ministre. En effet, je suis persuadé que les grands principes de sa refondation sont excellents . Sur un sujet aussi complexe c'est un exploit. Sur un sujet comme celui là, à son niveau, on donne les grandes lignes et on approfondit que lorsqu'un risque sur la faisabilité ou l'acceptabilité par les partenaires est détecté. Il est impossible de tout valider et le "diable se cache toujours dans les détails". Il ne pouvait pas voir ce problème tant qu'il n'était pas remonté : Il y a un petit jeu des syndicats de ne pas remonter les vrais problèmes dans les négociations.. pour créer du mécontentement dans la base de manière à asseoir leur pouvoir. Les associations de parents d'élèves sont clairement incompétentes pour les percevoir et les analyser.
Alors qu’elle est la solution ?
- Dans les villes où il existe une étude après l’école, il faut revenir  à la première solution : sortie à 15H45 avec possibilité d’études jusqu’à 18H ou 18H30. Les municipalités sensibilisées au nécessaire bien-être des enfants investiront dans l’évolution des locaux pour mettre en place des activités culturelles et sportives sur place entre 15h30 et 18H30. Des moyens de suivis devront être dégagés pour éviter que des enfants soient à trainer dans la rue après 15h30. Des médiateurs peuvent convaincre les parents de confier leurs enfants à l’étude ou aux activités créatives et régler les éventuelles difficultés financières. Le principe de la réalité doit s’imposer. L’étalement sur 5 jours des activités scolaires nécessitant une forte attention est bénéfique à tous, y compris pour les enfants seuls dont l’institution n’arrive pas à convaincre les parents de les laisser à l’étude. 
- Dans les villes rurales, où il existe des cars de ramassage, je ne connais pas assez le sujet. En particulier, je ne sais pas ce qu’il existe comme mode de garde le mercredi. Ni dans quelle mesure les enfants sont pris en charge quand ils rentrent chez eux. Il est d’abord possible de faire commencer l’école plus tard, de manière à ce que l’heure de montée dans le car corresponde au début de l’école en ville.
Toutefois, il me semble plus simple d’aménager un lieu pour faire du sport pour une école avec 3 classes et dans une zone où les constructions sont peu denses, qu’à Paris.
Comment le ministre doit s’y prendre ?
- D'abord, il ne doit pas céder sur la demi-journée supplémentaire. C'est vital pour les apprentissages des jeunes en difficulté.
-Ensuite, il doit revoir sa communication vis-à-vis des instits. Former le personnel supérieur des académies aux fondamentaux de la réforme,leur demander  aller voir toutes les écoles et remonter les réactions de terrains. La communication doit prendre en compte les constats du mouvement des dindons. En effet, il s'agit de vrais ressentis de personnes sur le terrain. Ils préfèrent la solution de "petit effectif dans les classes" à la solution "travail en commun avec maîtres en surnombre" qui est pourtant plus efficace. Ils ne désirent pas la demi-journée supplémentaire qui prendrait sur le temps de repos. Ils ont des craintes légitimes mais, à mon avis, infondées sur leur positionnement par rapport aux collectivités locales. Cependant les diagnostics sur les difficultés correspond à la réalité.
- Il doit lancer une grande enquête auprès des parents, peut-être avec les collectivités locales. Dans quel environnement sont-ils ? (Grande agglomération, petite ville de province, milieu rural,etc.) Comment font-ils le matin ? Comment font-ils le soir ? Comment font-il le mercredi ? Qu'est-ce que différentes solutions changeraient pour eux? Les associations de parents d'élèves n'ont jamais été capables sur des sujets complexes de porter le besoin des parents. Jamais et c'est structurel. (Pour ceux qui connaissent la systémique : l'auto-finalisation du système constituté des actions des parents que l'on trouve dans les associations de parents d'élèves conduit à des propositions "bonnes pour la com mais dont ni la pertinence pour les enfants en difficulté ni la faisabilité ont été vérifiées" et qui ne nuisent, a priori pas, aux enfants des parents qui se sont positionnés pour être délégués-parents de la classe de "petit chéri" et qui font la majorité des adhérents des associations.).
- il doit reconnaître la pertinence de la demande des instits d’allègement des programmes et accepter les allègements qui font consensus parmi les instits (au niveau primaire, les querelles de positionnement des matières que l'on voit au lycée et au collège n'existent pas, aussi il y a peu de risques de solution inadéquate),
- il doit accepter de supprimer tous les machins bureaucratiques et infantilisants mis en place par Darcos et Chatel. (plans divers et mesures de compétences) et montrer qu'il se base sur l'expertise des instits pour faire progresser les enfants,
- il doit s'engager que, au moins jusqu'à 2017, dans les ESPE seuls des anciens enseignants avec une forte expérience et reconnus par leurs pairs auront le droit d'enseigner la pédagogie. (Il y a une allergie compréhensive contre les cours avec un powerpoint par des gens qui n'ont jamais vu une vraie classe).
- il doit reconnaître l'absence de pertinence d'obliger de garder les enfants après 15h45, fin de la journée de l’enseignant. Les raisons sont 1) l’impossibilité de mettre en place des activités de qualité dans les locaux, 2) le ratio (apport à l’enfant)/(coût pour la collectivité) trop faible et 3) les contraintes d’embauche impossible (Qui veut travailler une heure 4 fois par semaine ?) L’école a toutefois l’obligation de proposer une solution de garde jusqu’à 16H30 pour les parents qui en font la demande (sauf éventuellement en milieu rural où je ne connais pas les contraintes.). Ceci peut se concrétiser par une dérogation quand la communauté éducative fait le constat de l'impossibilité d'organisation. La priorité est la mise en place de la demi-journée supplémentaire et aucun parent sans solution de garde pour son enfant.




Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 30 Jan - 23:49 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    LEBIENDEZENFANTS Index du Forum -> LEBIENDEZENFANTS -> La presse en ligne suit le dossier de près Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com